Conseil d'administration
Attributions
Elles ont été modifiées par l’ordonnance du 2 mai 2005 portant réforme sur la nouvelle gouvernance.
Le Conseil d’administration définit la politique générale de l’établissement ainsi que sa politique d’évaluation et de contrôle. Ses compétences « d’attribution », limitativement énumérées par la loi, sont au nombre de 14.
Il les exerce par voie de délibérations, précédées d’un avis de la Commission Médicale d’Etablissement et du Comité Technique d’Etablissement. Ces délibérations font l’objet d’un contrôle systématique par l’Agence Régionale de l’Hospitalisation, autorité de tutelle, dont les modalités varient en fonction de leur objet.
A cet égard, la réforme hospitalière du 31 juillet 1991 et plus récemment l’ordonnance du 2 mai 2005 effectuent une distinction entre les actes stratégiques ou engageant l’équilibre financier de l ‘établissement et les actes d’organisation interne et de gestion courante. Les premiers sont en principe soumis à un contrôle a priori, les seconds à un contrôle a posteriori.
Font l’objet d’un contrôle a priori, les délibérations du conseil d’administration portant sur :
- le projet d’établissement (dont le projet médical) ;
- l’état de prévision de recettes et de dépenses (EPRD).
Elles sont réputées approuvées si le Directeur de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation n’a pas fait connaître son opposition dans des délais et pour des motifs déterminés par voie réglementaire.
Sont soumises à un contrôle a posteriori, les délibérations du Conseil d’administration portant sur :
- le contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM) ;
- la politique d’amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins, ainsi que les conditions d’accueil et de prise en charge des usagers, notamment pour les urgences ;
- les modifications de l’Etat Prévisionnel des Recettes et des Dépenses (EPRD), ses éléments annexes, le rapport préliminaire, ainsi que les propositions de tarifs de prestations ;
- (le cas échéant) le plan de redressement ;
- les comptes et l’affectation des résultats d’exploitation ;
- l’organisation interne de l’établissement et les procédures de contractualisation interne ;
- la politique sociale et les modalités d’une politique d’intéressement ainsi que le bilan social ;
- la mise en œuvre annuelle de la politique de l’établissement en matière de participation aux réseaux de santé et d’actions de coopération, définie par le projet d’établissement et le CPOM ;
- les acquisitions, aliénations, échanges d’immeubles et leur affectation, ainsi que les conditions des baux de plus de 18 ans ;
- les baux emphytéotiques et les contrats de partenariat et les conventions visées par l’art. L. 1311-4-1 du code général des collectivités territoriales ;
- la prise de participation, la modification de l’objet social ou des structures des organes dirigeants, la modification du capital et la désignation du ou des représentants de l’établissement au sein du Conseil d’administration ou des surveillances d’une société d’économie mixte ;
- le règlement intérieur.
Ces délibérations suivent le droit commun du contrôle de légalité, à savoir qu’elles sont exécutoires de plein droit dès leur réception par le Directeur de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation.
Règles de fonctionnement
Le Conseil d’administration se réunit au moins quatre fois par an sur convocation de son Président.
Le Conseil d’administration vote à bulletin secret dès lors qu’un seul de ses membres le souhaite.
Les séances du Conseil ne sont publiques. En revanche, les délibérations sont tenues dans un registre mis à la disposition de ses membres et peuvent être communiquées au public.
Le secrétariat est assuré par l’établissement hospitalier.

Instances
Conseil exécutif
L’ordonnance du 2 mai 2005 a institué au sein des établissements publics de santé un Conseil exécutif afin de mieux associer les praticiens à la gestion et à la mise en œuvre des orientations fondamentales de l’établissement.
Attributions
Le Conseil exécutif dispose des compétences suivantes :
- il prépare les mesures nécessaires à l’élaboration et à la mise en œuvre du projet d’établissement et du contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens ainsi que les délibérations du Conseil d’administration prévues à ce titre ;
- il en coordonne et en suit l’exécution ;
- il prépare le projet médical ainsi que les plans de formation et d’évaluation de l’établissement ;
- il contribue à l’élaboration et à la mise en œuvre du plan de redressement, le cas échéant ;
- il donne un avis sur la nomination des responsables de pôle d’activité clinique et médico-technique et des chefs de service ;
- il désigne les professionnels de santé avec lesquels la Commission de soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques peut conduire des travaux conjoints dans les matières relevant de ses compétences.
Règles de fonctionnement
Le Conseil exécutif est présidé par le Directeur, lequel a voix prépondérante en cas de partage des voix.
Il associe, à parité, le Directeur et des membres de l’équipe de direction ainsi que le Président de la CME et des praticiens désignés par celle-ci (pour moitié parmi les responsables de pôles).
Il se réunit au moins 2 fois par mois, en formation ordinaire et en formation élargie aux médecins membres du Conseil d’administration.

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Commission Medicale d'Etablissement
Attributions
La CME, ou le Président de la CME mandaté par la Commission, prépare avec le Conseil exécutif :
- le projet médical de l’établissement;
- les plans de formation des praticiens et les actions d’évaluation des médecins.
Elle est consultée pour avis en formation plénière, notamment sur :
- l’ensemble des projets de délibération soumis au Conseil d’administration ;
- le projet des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques ;
- le fonctionnement des pôles autres que médicaux et pharmaceutiques, dans la mesure où ce fonctionnement intéresse la qualité des soins ou la santé des malades ;
- les nominations des responsables de pôle d’activité clinique et médico-technique.
Elle siège en formation restreinte pour :
- donner un avis sur les questions individuelles relatives au recrutement et à la carrière des personnels médicaux ;
- examiner les mesures relatives au respect de l’obligation de formation continue prises par le conseil régional de la formation médicale continue ainsi que les conclusions des organismes agréés chargés de l’évaluation des praticiens ;
- certifier l’accomplissement de chaque évaluation des pratiques professionnelles.
Elle est régulièrement tenue informée de la situation budgétaire et des effectifs prévisionnels et réels de l’établissement et des créations, suppressions ou transformations d’emplois de praticiens hospitaliers.
Cette compétence consultative conduit la CME à émettre un avis sur un grand nombre de questions intéressant le fonctionnement quotidien de l’hôpital, y compris dans des domaines autres que ceux directement liés aux activités médicales.
Règles de fonctionnement
Elle est présidée par un praticien hospitalier titulaire, élus par ses pairs qui siègent en CME.
Elle se réunit au moins une fois par mois.
Elle établit son règlement intérieur.
Elle constitue un bureau chargé de préparer les délibérations de la CME portant sur le projet médical, les plans de formation des praticiens et les actions d’évaluation des médecins.
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Comité Technique d'Etablissement
Attributions
Le CTE est obligatoirement consulté sur :
- l’ensemble des projets de délibération relevant de la compétence du Conseil d’administration ;
- les conditions et l’organisation du travail dans l’établissement ;
- la politique générale de formation du personnel, et notamment le plan de formation ;
- les critères de répartition de la prime de service, de la prime forfaitaire et des effectifs prévisionnels et réels de l’établissement.
A l’instar de la CME, il est tenu régulièrement informé de la situation budgétaire et des effectifs prévisionnels et réels de l’établissement.
Règles de fonctionnement
Il est présidé par le Directeur ou son représentant, membre du corps des personnels de direction de l’établissement.
Il se réunit au moins une fois par mois.

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Dispositions communes à la CME et au CTE
- La CME et le CTE sont régulièrement tenus informés de l’EPRD ainsi que de la réalisation des objectifs fixés par le projet d’établissement et le CPOM.
- Ils disposent ensemble d’un pouvoir d’alerte auprès du Conseil d’administration.
Lorsque la CME ou le CTE ont connaissance de faits de nature à affecter de manière préoccupante et prolongée la situation de l’établissement, ils peuvent, à la majorité des 2/3 des membres de chacune de ces instances, demander au Directeur de leur fournir des explications.
La question est alors inscrite à l’ordre du jour de la prochaine séance de ces 2 instances.
Après avoir entendu le Directeur, la Commission et le Comité peuvent confier, à la même majorité qualifiée, à 2 de leurs membres respectifs le soin d’établir un rapport conjoint.
Le rapport conclut en émettant un avis sur l’opportunité de saisir de ses conclusions le Conseil d’administration en vue de la mise en œuvre d’une procédure d’audit.
Au vu de ce rapport, la CME et le CTE peuvent décider, à la même majorité qualifiée, de procéder à cette saisine.
- Ils peuvent décider de délibérer conjointement sur les questions relevant de leurs compétences consultatives communes. A l’issue de ces délibérations, ils émettent des avis distincts.
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Commission des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques
Attributions
La CSIRMT est consultée sur :
- l’organisation générale des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques et l’accompagnement des malades dans le cadre du projet de soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques ;
- la recherche dans le domaine des soins infirmiers de rééducation et médico-techniques et l’évaluation de ces soins ;
- l’élaboration d’une politique de formation ;
- l’évaluation des pratiques professionnelles ;
- la politique d’amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins ;
- le projet d’établissement et l’organisation interne de l’établissement.
Elle peut conduire, sur ces matières, des travaux conjoints avec d’autres professionnels désignés par le Conseil exécutif.
Règles de fonctionnement
La CSIRMT est présidée par le Directeur des soins, qui assure la fonction de Coordonnateur des soins infirmiers, médico-techniques et de rééducation.
Elle se réunit au moins 5 fois par an.
L’ordre du jour est établi par le Président de la CSIRMT, sur proposition de son bureau.
Les séances ne sont pas publiques.

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Comité d'Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail
Attributions
Les missions du CHSCT sont de contribuer à l’amélioration des conditions de travail, à la prévention et à l’analyse des risques professionnels.
Il a une compétence générale en matière de protection de la santé et de la sécurité des salariés travaillant dans l’établissement, ainsi que dans l’observation des prescriptions législatives et réglementaires.
Au titre des ses missions usuelles, le CHSCT effectue des enquêtes et procède à des études ou actions de prévention :
- les enquêtes sont obligatoirement menées par le CHSCT en cas d’accident ou de maladie professionnelle graves ou de danger grave et imminent.
- les études et actions de prévention sont effectuées régulièrement dans les services de l’établissement.
Les membres du CHSCT sont régulièrement tenus informés des suites données aux avis émis par le Comité. Ils peuvent également consulter le Registre des accidents du travail ainsi que celui du CHSCT où est consigné l’ensemble des procès-verbaux, avis et suites données à ces avis. Le CHSCT pourra être destinataire de tout document utile à sa mission.
Au titre de ses missions exceptionnelles, le CHSCT dispose d’un droit d’alerte en cas de danger grave et imminent.
Ce droit d’alerte et de retrait des situations dangereuses permet aux agents de saisir un membre du CHSCT et de cesser le travail sans préavis si cette décision n’engendre pas un nouveau risque pour autrui.
Cette disposition issue de la loi du 23 décembre 1982 vise à assurer une réelle protection des agents et oblige la direction à promouvoir une politique efficace de prise en compte des risques professionnels.
En cas de désaccord entre la direction et les représentants du personnel sur la nature et l’imminence du risque, l’inspection du travail est obligatoirement saisie et doit donner un avis qui peut éventuellement conduire à la saisine du tribunal de grande instance qui désignera un expert par voie de référé.
Les représentants du personnel bénéficient en application du décret du 13 février 1991, d’actions spécifiques de formation destinées à leur permettre de mieux exercer les missions qui leur incombent.
Règles de fonctionnement
Il est présidé par le Directeur de l’établissement ou son représentant (Directeur adjoint chargé des services économiques, techniques et logistiques).
Il se réunit au minimum 4 fois par an, selon un calendrier prévisionnel annuel.
L’ordre du jour est établi conjointement par le secrétaire du CHSCT et le Directeur Adjoint chargé des Services économiques.
Le personnel est tenu informé des avis du CHSCT par tout moyen, et notamment par voie d’affichage. Ces avis sont transmis aux cadres supérieurs et aux responsables de des services non médicaux de l’établissement.

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Sous-commissions de la CME
Actuellement au sein de l’établissement, les sous-commissions de la CME sont au nombre de 2 : la sous-commission de la sécurité des soins et la sous-commission évaluation des pratiques professionnelles et formation médicale continue.
Elles contribuent à la définition de la politique d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins.
Elles interviennent dans la conduite et la réalisation des travaux de certification de l’établissement selon les procédures mises en place par la Haute Autorité de Santé.
Les modalités d’exercice des compétences ainsi que le cadre général de leur composition sont prévus dans les articles R.6144-30-1 à R.6144-30-9 CSP.
Conformément au Décret du 15 mai 2006 relatif aux sous-commissions de la CME, peuvent être créées d’autres sous-commissions spécifiques dont la CME jugerait la constitution opportune.
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Sous-commission sécurité des soins
Attributions
Les compétences consultatives de la sous-commission sécurité des soins s’étendent à tout ce qui est relatif à la qualité et à la sécurité des soins, notamment :
- Le dispositif de vigilance destiné à garantir la sécurité sanitaire des produits de santé, à savoir pharmacovigilance et matériovigilance pour l’établissement ;
- La lutte contre les infections nosocomiales, les risques infectieux liés aux soins et l’infectiovigilance ;
- La définition de la politique du médicament et des dispositifs médicaux stériles ainsi que l’organisation de la lutte contre les infections iatrogènes ;
- La prise en charge de la douleur.
Dans le cadre de ses attributions, la sous-commission :
- Participe à l’évaluation des différents secteurs d’activité de l’établissement ;
- Apprécie l’impact de la mise en œuvre des mesures adoptées par le Conseil d’administration ;
- Elabore un programme annuel d’actions et formule des recommandations ;
- Rend compte des analyses et activités dans un rapport annuel ;
- Est tenue informée des résultats de la procédure de certification ainsi que des engagements nécessaires pour faire suite à cette procédure ;
- Est tenue informée de tous es événements indésirables survenus dans l’établissement ;
- Est destinataire des délibérations adoptées par le Conseil d’administration sur la politique d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins, les conditions d’accueil et de prise en charge des usagers ainsi que les avis, vœux ou propositions émis par toute instance consultative de l’établissement sur les questions concernant son domaine d’attribution ;
- Peut préconiser la réalisation d’enquêtes ou d’audits.
Règles de fonctionnement
La sous-commission sécurité des soins est présidée par un praticien hospitalier désigné par le Président de la CME.
Elle se réunit 1 fois par mois.
Elle siège au moins 3 fois par an pour les questions relatives à la lutte contre les infections nosocomiales.
Elle établit en séance plénière le programme annuel de travaux et d’actions pour l’année à venir, transmis pour validation à la CME et au Conseil d’administration ;
Elle adopte les dispositions particulières relatives à son fonctionnement (quorum, attribution des vice-présidences..).
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Sous-commission évaluation des pratiques professionnelles et formation médicale continue
Attributions
La sous-commission évaluation des pratiques professionnelles et formation médicale continue :
- Conduit l’évaluation des pratiques professionnelles ;
- Encadre la formation médicale continue hospitalière pour le corps médical, notamment pour l’élaboration et le suivi des plans annuels ou pluriannuels de formation continue des personnels médicaux ;
- Est consultée et formule des recommandations en matière de formation continue des personnels en vue d’améliorer la qualité et la sécurité des soins
Règles de fonctionnement
La sous-commission évaluation des pratiques professionnelles et formation médicale continue est présidée par un praticien hospitalier désigné par le Président de la CME et dénommé Médecin référent qualité.
Elle réunit au moins 3 fois par an.
Elle adopte toutes dispositions complémentaires précisant les modalités de son fonctionnement dans le cadre de son règlement intérieur.

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Commission Paritaires Locales
Président : Monsieur André GUINDE

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