Ignorer les commandes du ruban
Passer au contenu principal
CH Montperrin
109 avenue du petit barthelemy
13100 Aix-en-Provence
STANDARD : 04.42.16.16.16

Institution


 

​La création
L’histoire du C.H. Montperrin est liée à celle de l’assistance aux aliénés telle qu’elle résulte de la loi du 30 juin 1838.
En effet, en application de celle-ci, le vieil hospice général des insensés édifié en 1698 au quartier Saint-Eutrope devient "Asile Public des Aliénés de la Ville d’Aix". C’est l’un des premiers établissements de ce type en France.
L’implantation
En 1864, sur la suggestion du Médecin-Directeur de l’épo-que, le Docteur PONTIER, les autorités acquièrent une propriété rurale, le Mont Perrin, du nom de la butte où se situe le logement du propriétaire, Monsieur Perrin.

La construction
Le nouvel établissement va être construit sur ce site entre 1867 et 1898 :
- Emergence du noyau central : Pavillons Clérambault, Pontier, Delay et Duchêne.
- Edification de bâtiments au sud de ce noyau : Olivier, Guiraud, Esquirol, Laforgue…
- Fin des travaux en 1898 : Pavillons Calais au sud et murs d’enceinte.

L’extension
A partir des années 1950 :
- Au sud : Pavillons Aujaleu, Reibaud, Régis et Magnan.
- Au nord : Serpolet, Crèche, Bloc Technique.
- A l’ouest : Alcoologie, Villa Floréal, déplacement de l’entrée de l’établissement Avenue du Petit Barthélemy en 1987.

En savoir plus >>>



Les Pavillons

Gaëtan Gatian DE CLERAMBAULT


Né à Bourges le 2 juillet 1872, Gaëtan Gatian De Clérambault vient d’une famille aisée ( de vieille souche tourangelle ) puisque son père était inspecteur de l’Enregistrement et descendait par sa mère en droite ligne de DESCARTES. Sachez pour l’anecdote que Gatian De Clérambault, dont les prénoms étaient Gaëtan, Henri, Alfred, Edouard, Léon et Marie, se retrouve prénommé " Georges " dans les dictionnaires Larousse et Robert !
Elevé dans une foi religieuse stricte, il fait de très brillantes études au collège Stanislas où il réussit son bac en 1888. Passionné de littérature, poète à ses heures, il suit pendant 2 ans l’école des arts Décoratifs, puis choisit les études juridiques, comme le veut la tradition familiale. Externe des hôpitaux de Paris, il s’oriente alors vers la Psychiatrie et se spécialise dans les problèmes médico-légaux.
Après avoir été interne des asiles de la Seine en 1896, il passe son doctorat en 1899 sur " l’othématome des aliénés ". En 1905, il est nommé médecin-adjoint de l’infirmerie Spéciale des aliénés de la Préfecture de Police de paris, qui faisait partie jusqu’en 1872 du " Dépôt " car il faut bien dire qu’il s’agissait d’un véritable " dépotoir humain ". Là, pendant 29 ans, il accumule des observations dont il fait chaque jour le résumé.
Pendant la guerre de 1914-1918, il se distingue par son héroïsme. Blessé deux fois, volontaire pour tout, il reçoit la croix de guerre avec palmes et la Légion d’Honneur. De retour à l’infirmerie spéciale, ses excellentes observations des malades sont enrichies par sa culture encyclopédique – il a écrit une pièce de théâtre – et ethnographique (il est alors un spécialiste mondial des drapés marocains) et par le fait qu’il parle 4 langues étrangères. Ses certificats d’internements sont célèbres, à la fois très précis et imagés.
De Clérambault innove en établissant des syndromes, là où on ne voyait auparavant que symptômes ou maladies. Ainsi en est-il des épilepsies, du syndrome érotomaniaque, des délires, de l’ivresse alcoolique et du " petit Automatisme mental ". Il a aussi crée les délires passionnels. Il a beaucoup écrit sur ces thèmes, mêmes s’il constatait avec regret que ses cours et livres étaient peu mentionnés.
Pourtant, il était reconnu parmi les psychiatres : ainsi, l’érotomanie pure a été nommée " Maladie de Clérambault ".
Atteint d’une arthrite vertébrale très douloureuse et surtout de cécité, il se suicide à Montrouge en 1934 à l’âge de 62 ans, trop affecté par la baisse de sa vue qui ne lui permettait plus de réaliser des observations cliniques telles qu’il aimait les réaliser.


Emmanuel et André REGIS



Contrairement à ce que tout le monde pense, ils n’étaient pas frères, car Emmanuel REGIS était le père d’André.
Emmanuel (1855-1918) a exercé à Bordeaux, après des études à Toulouse puis à St-Anne à Paris où il est l’assistant de MAGNAN. Il s’installe en Gironde en 1884 et ouvre le premier cours libre de médecine mentale destiné aux médecins et aux juristes. Auteur du fameux " Précis de médecine mentale ", toujours réédité, il est aussi l’auteur d’un ouvrage sur les " régicides " ! Il invente le terme " onirisme " pour désigner des états hallucinatoires aigus. Professeur de la chaire de médecine mentale de Bordeaux en 1913, il est avec son assistant HESNARD le principal avocat des thèses de FREUD qu’il introduit en France. Ce grand psychiatre meurt le 21 juin 1918, peu après le décès en combat aérien d’un de ses fils dont l’aîné s’appelait André.
André REGIS, beaucoup moins connu que son père, est arrivé à Aix en Provence en 1938, date à laquelle il a été nommé Médecin-Directeur de Montperrin. Bon médecin mais semblant écrasé par la forte réputation de son père, il préférait se consacrer à sa superbe voiture Bugatti Royale modèle 1937 à laquelle il attachait beaucoup d’importance. Son plaisir était d’y véhiculer ses internes. Propriétaire de vignes bordelaises et invitant ses adjoints à des dégustations fort prisées, il n’hésitait pas à dire à ce sujet que " l’alcoolisme n’est mauvais que si le vin est mauvais ". Selon un de ses anciens internes, le docteur ESPINASSE actuellement à la retraite à Aix, cet homme souriant, de belle stature, portant beau, très soigné et attentif aux malades préférait les mondanités et son hôpital, aux revues psychiatriques dans lesquelles il écrivait très peu. Il supporta mal d’être remplacé pendant la guerre par un préfet au poste de Directeur, poste qu’il retrouva néanmoins à la fin du conflit. André REGIS resta donc 20 ans en place à Montperrin, donna son nom au stade récemment désaffecté en face du pavillon CALAIS et construisit 4 pavillons neufs identiques inaugurés en 1958 : MAGNAN, AUJALEU, REIBAUD ettt … REGIS.
Il convient de noter aussi qu’il fut Trésorier du Syndicat des Médecins d’Hôpitaux Psychiatriques. Il pris sa retraite le 6 août 1958 et mourut peu après en janvier 1961.


Les Journées
"Découvertes de l'Etablissement"

L'Etablissement a mis en place des journées de visite de l'ensemble des structures (4 à 5 fois par an), ouvertes notamment aux agents nouvellement arrivés et entièrement prises sur le temps de travail.


Le saviez-vous ?

Un logo bleu avec des petits carrés :

Le 5 septembre 1986, le Directeur M. Maigne écrivait au Docteur Horassius, Président de la Commission Médicale Consultative et lui faisait part de son souhait de moderniser l’image de l’hôpital et de lui donner une identité graphique à travers un LOGO.​​​​

Un groupe de travail est constitué et se réunit pour la première fois quinze jours plus tard ; une société de communication parisienne " Paramètres " est officiellement chargée de proposer différents dessins.

Un an plus tard, ce logotype était prêt.

Que représente-t-il ?
- La Sainte-Victoire, symbole d’Aix et de la Provence, est stylisée selon le graphisme cher au peintre Vasarely. Mais attention, contrairement à ce que certains croient, ce n’est pas le célèbre maître hongrois qui a travaillé pour nous !

- L’encadré du Logo, si vous regardez bien, est ouvert en bas à droite : il s’est agi de montrer le côté à la fois structurant de la psychiatrie et son ouverture sur l’extérieur.

- Le Bleu symboliserait la couleur du ciel dans notre belle région.

- La police de caractère de l’inscription " C.H. Montperrin ", très classique, a été utilisée pour montrer l’ancienneté de l’hôpital qui contraste avec la modernité du dessin.